Bac 2012/ sujet 2 / Langues étrangères

Bac

BAC 2012/  langues étrangères

 Sujet 2 :

              Dans une partie du monde, c’est la rentrée scolaire. Dans d’autres , elle a déjà eu lieu. Mais pour des millions d’enfants et de jeunes, hélas, elle n’existe pas. C’est en pensant à cela que je m’adresse à tous ceux qui sont chargés, à un titre ou à un autre, de former les jeunes esprits.

              De tout temps important pour la société et son avenir, le rôle des éducateurs est aujourd’hui fondamental. C’est d’eux, en effet, de leur action auprès des jeunes du monde entier, que dépend en grande partie l’évolution future de la communauté humaine Va-t-elle s’enfoncer dans la violence, par où s’expriment le racisme, la xénophobie, l’intolérance, le fanatisme et la haine, et qui ne peut engendrer que la haine en retour ? Où va-t-il prendre conscience des risques que comporte la banalisation de ces tendances et réagir en saisissant toutes les chances de se construire une culture de paix, à commencer par la chance, considérable, que représentent les enfants ?

             Les enfants, les jeunes en général, sont les premiers concernés par la violenc Ce son les premières victimes de la culture de guerre – victimes au sens propre – quand ils subissent dans leur corps et leur cœur les conséquences des conflits aveugles ; - victimes au sens figuré – quand ils ne trouvent plus matière à distraction dans la violence universellement proposée par les écrans de toute sorte.

             Beaucoup de jeunes sentent confusément le sillage destructeur des comportements agressifs. Beaucoup admirent, pour peu qu’on sache les leur présenter, les grandes figures mondiales de la non violence et de la paix : Gandhi, Martin Luther King, par exemple. Beaucoup (tous à mon avis) sont naturellement portés à la générosité, à l’ouverture et au partage avec un Autre dont on leur expliquerait la souffrance et la différence.

             Il serait irresponsable de ne pas saisir cette prescience* du risque, cette capacité d’identification à des héros, cette générosité naturelle. Il serait irresponsable de ne pas le faire vite, car l’actualité nous déverse chaque semaine une moisson de contre-exemples. Oui à la divergence, oui à la fermeté et à la persévérance. Non à la violence. Oui à la force de la raison. Non à la raison de la force.

             C’est pourquoi j’invite tous ceux qui ont la charge d’éduquer et d’occuper les enfants : parents, enseignants, animateurs, concepteurs de loisirs pour les jeunes, responsables de mouvements et de manifestations de jeunes, etc., à mettre en priorité l’accent, dans l’accomplissement de leur mission, sur les valeurs du dialogue, du partage, du respect d’autrui et de la solidarité pour bâtir dans les esprits des citoyens de demain les plus sûrs fondements de la culture de paix.

                                                                                   FREDERICO MAYOR,

                                                                              Directeur général de l’UNESCO,

                                                    « Courrier de l’UNRSCO », 8 septembre 1993, Paris.

*prescience : faculté de prévoir des événements à venir. (présentiment)

                               QUESTIONS

  1. I.Compré: ( 12 points)

1-      Dans ce texte l’auteur s’adresse…

Complétez par la réponse prise dans la liste suivante : aux enfants/ aux éducateurs / aux autorités.

2-      A qui renvoie l’expression « les citoyens de demain » ?

3-      Relevez l’expression qui montre que l’auteur appelle à bâtir une société sans violence.

4-      Relevez dans le texte les deux expressions qui montrent qu’il s’agit d’un appel.

5-      « Oui à la force de la raison. Non à la raison de la force ».

               Cette phrase signifie :

-          Il faut faire appel à la force pour régler le problème de la violence.

-          Il faut faire appel à la sagesse pour régler le problème de la violence.

-          Il ne faut faire appel ni à la raison ni à la force pour régler le problème de la violence.

          Recopiez la bonne réponse.

6-      «C’est d’eux en effet, de leur action… ».

A qui renvoie le pronom souligné ?

7-      L’auteur est-il présent dans le texte ? Justifiez votre réponse.

8-      Quelle est la visée communicative de l’auteur ?

9-      Proposez un titre au texte.

  1. II.Production écrite: (8 points)

       Traitez un sujet au choix.

Sujet 1 :

       Rédigez en une quinzaine de lignes, le compte rendu critique du texte que vous venez de lire. Le compte rendu sera mis en ligne sur le site de votre lycée.

Sujet 2 :

        Aujourd’hui, la violence est partout : Dans les stades dans la rue, à la télévision…

Rédigez un appel dans lequel vous inciterez vos camarades de classe à ne pas recourir à la violence comme moyen d’expression (en 150 mots environ).  {jcomments on}

Votre commentaire