LES DROITS ET LES DEVOIRS DE L'ENFANT ٭L' ALIMENTATION٭ par l'élève M.Noor/ 4AM

{xtypo_rounded1}Projet: Je rédige un récit argumentatif ayant pour thème les droits et les devoirs de l'enfant, dans le but de participer au concours interclasses du meilleur récit organisé par notre professeur et d'avoir l'honneur de figurer dans une anthologie à mettre dans la bibliothèque de l'école

Situation d'intégration: Dans le cadre de ton projet, et à la lumière des documents sur les droits et devoirs de l'enfants de l'UNESCO,vus en classe, rédige un récit argumentatif , dans lequel tu redonneras son droit (choisi dans l'abécédaire proposé) à un enfant, et tu lui dicteras son devoir par rapport à ce droit . Tu respecteras les consignes données dans les différentes stations/projet: les trois étapes du récit, les circonstances:lieu et temps, les personnages: les nommer, les temps du récit et les articulateurs logiques et chronologiques. Tu devras insérer un dialogue dans ton récit pour le rendre plus vivant. Soigne ton écriture et la présentation de ton récit... un prix est en jeu!  Réalisé par : M. Nour-4AM3  {/xtypo_rounded1}

{xtypo_info}LES DROITS ET LES DEVOIRS DE L'ENFANT : L' ALIMENTATION {/xtypo_info}

Cette histoire a eu lieu il y a bien longtemps, à Londres, en 1924. Mais Londres de jadis n'était pas comme celle d'aujourd'hui, grande et moderne. Elle était remplie de pauvres enfants qui, malgré qu'ils travaillent jour comme nuit, par la chaleur et par le froid, n'avaient jamais de la nourriture qui puisse faire taire leurs estomacs qui crient famine.

Dans une des plus pauvres, des plus misérables cabanes construites çà et là, un jeune garçon de 8 ans vivait avec sa mère, vieille, malade et aveugle ,qui n'avait pas de quoi vivre, sinon quelques croûtes de pain qu'ils trouvent, au plus grand hasard, jetés près de leur maison. Ce petit garçon, nommé Mattieu, avait perdu son père il y a 6 ans. Il était si jeune qu'il n'a de son père aucun souvenir. Mattieu était un bon garçon qui n'allait pas à l'école, mais qui travaillait pour nourrir sa mère.

Il ne trouvait pas toujours de quoi gagner de l'argent.

C' est pourquoi il ne mangeait que rarement, pour que la santé de sa mère s'améliore. N'acceptant jamais

L'aumône, ne se plaignant jamais de sa situation, il vivait son âge avec patience et espoir, ne laissant rien lui ôter son naïf bonheur.

L'hiver, Mattieu nettoyait les cheminées, l'été, il faisait taire sa dignité et sa fierté, et faisait les travaux des maisons des riches, qui se croyaient trop délicats pour les faire avec leurs mains. Mais, d'une année à une autre, avoir son pain quotidien devient de plus en plus dur.

Telles étaient les circonstances où Mattieu a passé une grande partie de sa vie.

Nous voilà à la fin de décembre 1926. Les enfants des riches se préparaient avec joie pour noël. Cependant, Mattieu-comme tous les autres pauvres enfants,

d'ailleurs-devenu presque un squelette couvert d'une maigre couche de peau; avec sa mère qui n'était guère en meilleur état que lui, mouraient de faim: les provisions étaient finies depuis longtemps. Ils étaient encore plus affaiblis à cause du froid; leur toit troué ne protégeait pas de la pluie ni des neiges. Mattieu n'était tourmenté que par une seule chose: Avant quelques jours, un médecin qui a visité sa mère a dit que sa vie sera en danger, si elle n'a pas, le plus tôt possible, un certain médicament, qui était particulièrement cher.

Une idée subite l'effraya tout à coup: Et si elle mourait ? Paniqué pour de bon, le brave garçon se leva, décidé de faire l'impossible pour sauver sa mère.

Dehors, il faisait un temps terrible: Un horrible orage avec des éclairs qui déchiraient le ciel noir. Tous les passants, surpris par la tempête, se hâtaient de revenir chez eux. Chaque passant qui voyait Mattieu s'approcher de lui le repoussait, en lui disant: Pousse-toi, sale garçon ! Éperdu, désespéré, il vit un passant

d'une cinquantaine d'années; il lui proposa son aide. Ce monsieur lui dit : «Non, merci mon garçon. Je n ai pas besoin d'aide». Mattieu, voyant son dernier espoir s'effondrer devant ses yeux, il se jeta aux pieds de cet homme et, d'une voix entrecoupée de sanglots, il dit:

- Mattieu : «Ô monsieur, ô mon bon monsieur, je vous en supplie, donnez-moi n'importe quel travail ! Ô monsieur, j'ai vraiment besoin d'argent. Ma mère est très malade; elle a besoin d'un médicament très cher. Ô mon bon monsieur, ayez pitié de moi, je n ai après elle personne !»

Lhomme, qui s'appelait Jean Smith et qui avait un bon cœur, dit au garçon:

-Mr Jean : «Lève-toi et sèche tes larmes, mon enfant».

Surpris par ce doux ton dont Mr Jean lui a parlé avec, Mattieu leva sur lui un regard interrogatif. Mr Jean lui dit en souriant:

-Mr Jean: «Dépêche-toi, ta mère t'attend. Je vais la soigner; je suis un médecin .Indique-moi le chemin de ta maison».

D'un regard confient, reconnaissant et innocent, l'enfant suivit Mr Jean. Quand ils se sont approchés de la vieille cabane qui pourrait s'envoler au moindre coup de vent, le médecin regardait et analysait avec son regard perçant la pauvre bâtisse. Il trouva que cette maison mal battue, aux fenêtres cassées, à la porte dont le bois se détachait tout seul, aux murs nus qui abritaient des familles de rats et d' insectes de tout genre, enfin cette misérable pièce qui contenait un lit aussi dur qu'une pierre, une couchette de vieux chiffons où dormait Mattieu et une unique chaise où l'aveugle passait sa longue journée, ne pouvait abriter un enfant qui avait à peine 10 ans, ainsi que sa vieille mère, malade et aveugle.

Les voilà enfin arrivés. Mr Jean la soigna avec une grande habilité, tandis que Mattieu le regardait avec admiration. Après une demi-heure, la mère de Mattieu se sentis beaucoup mieux. Elle remercia le médecin qui lui dit:

-Mr Jean: «Madame, vous avez besoin de quelques mois de repos complet, et cette maison ne pourra pas vous fournir de quoi améliorer votre santé. Donc, voici ce que je vous propose: Venez, ainsi que votre fils, habiter chez moi. Je vis avec ma femme et mon fils, qui sera l'ami du votre, dans une belle ferme. Vous ferez partie de notre famille. Ainsi, vous serez à l abris de la faim et du froid».

La pauvre aveugle, qui n'osait pas croire que ce bonheur était réel, ne put que serrer les mains du bon médecin, en lui disant:

-La mère de Mattieu: «Oh ! Docteur, que Dieu vous bénisse. Vous êtes une providence !»

Vous pouvez bien imaginer le bonheur de Mattieu et sa mère. À partir de ce mémorable jour, Mattieu ne sortait plus par le mauvais temps, à la recherche d'un travail; mais il allait à l'école pour s'instruire et apprendre ses leçons, sans inquiétude sur sa mère. Il savait qu'étant avec Mr et Mme Smith; sa mère sera très bien soignée.

Un jour, Suzanne (Mme Smith) et Laura (la mère de Mattieu) préparaient ensemble le repas, qui était composé d'une salade aux épinards, avec un plat de champignons. À leur retour de l'école, Paul (le fils de Mr Jean) et Mattieu s'écrièrent:

-Les enfants : «Qu'allons nous manger aujourd'hui ? Nous avons très faim !»

- Mme Smith : «Des champignons et des épinards, mes chéris. Allez vite vous laver vos mains, le plat vient de cuire».

-Paul : «Super ! J'adore ce plat !»

En prononçant ces mots, Paul partit comme une flèche à la salle de bains. Quant à Mattieu, il s'exécuta sans grand plaisir, car justement, il n'aimait pas ces deux légumes. Tout en se lavant les mains, il réfléchissait à une justification pour ne pas être obligé de manger ce plat. Il se disait:

- Mattieu : «Peut- être dirais-je que je n'ai pas faim ? Non, j'ai déjà dit que j'avais très faim. Ou bien, je dirai que j'ai beaucoup de devoirs à faire ? Impossible, car oncle Jean, qui est un médecin, me dira sans aucun doute :"Tu dois d'abord finir ton repas ; ta santé avant tout ! "Mon Dieu, que faire ? Que faire ?»

Il s'installa à table en face de Mr Jean. Quand son plat fut devant lui, il ne put cacher une petite grimace, qui n'échappa pas au regard du docteur. Ce dernier lui demanda:

-Mr Jean : «Mattieu, quelque chose ne va pas ?»

- Mattieu, en rougissant : «Non, non, tout va bien, oncle Jean...Seulement, je...Euh...Je n'ai pas faim».

-Mr Jean : «Comment ? Tu n'as pas faim ? C'est tout de même bizarre, après une séance de sport ! J'espère que tu n'es pas malade, mon garçon».

- Mattieu, ne sachant que dire : «Non, non, ne vous inquiétez pas...Mais je...A vrai dire, je...Enfin, pour être sincère, je n'aime ni les champignons, ni les épinards».

-Mr Jean, avec bonté mais d'un ton ferme : «Mattieu, écoute-moi attentivement. Au passé, tu n'avais pas un de tes plus importants droits, et ce droit était:*Le Droit D'alimentation*. Maintenant que tu as ce droit précieux, à toi d'accomplir quelques devoirs à ce sujet:

٭ Tu ne dois jamais gaspiller la nourriture.

٭Tu n'as pas le droit de choisir ce que tu manges, car chaque aliment crée par le bon Dieu a une très grande importance. Par exemple, l'orange est riche en vitamines C, le lait est la source du Calcium essentiel pour la croissance des os. Quant aux épinards, ils sont chargés en fer, ainsi que les champignons.

-Paul: «Mais, Mattieu, maintenant que je me souviens,

je suis sûr que tu n'as jamais goûté à ce plat; n' est-ce pas ?»

-Mr Jean: «C'est vrai ! Essaye toujours, mon garçon; peut-être te plaira-t-il ?»

Mattieu ferma ses yeux et fit plonger une bonne quantité de champignons dans sa bouche. À sa grande surprise, il le trouva délicieux. Il en fit de même avec les épinards, qu'il trouva excellents.

Depuis ce jour, Mattieu mangea de tout, sans faire de grimaces en les croyant de mauvais goût.

Les années passèrent, Mattieu grandit et devient un grand médecin, comme Mr Jean. Il n'oublia jamais la bonté de ce dernier, qui l'a sorti de la famine, la pauvreté, la misère et le malheur; pour le faire entrer dans le monde du bonheur et de la bonté.

Réalisé par : M. Nour-4AM3

Professeur: Mme Kasse{jcomments on}

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