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Cours de la télévision algérienne

https://www.youtube.com/watch?v=o5Wg1PFPXZc

elevesLe nombre d'exclus, annuellement, de l'école augmente chaque année, en dépit de la démarche des pouvoirs publics, relative à l'application de la réforme du système éducatif qui essaie de parer aux lacunes existantes. A Oran, certaines statistiques indiquent une moyenne de déperdition de 20 élèves, par an, pour un seul établissement du cycle moyen. Les chiffres relatifs à l'échec scolaire figurent parmi les secrets les mieux gardés de la tutelle. Toutefois, nul n'ignore que l'échec scolaire, en Algérie, est une réalité amère. Nombreux sont les élèves qui quittent les bancs des écoles, à un âgé précoce et le nombre des élèves qui redoublent est plus important. Selon une enseignante du cycle moyen, à Hai Essabah, durant le 1er trimestre 2014/2015, une dizaine d'élèves ont quitté l'établissement.

La déperdition scolaire n'épargne aucun établissement et touche, tous les paliers de l'Enseignement et en particulier le Moyen. Des chiffres qui montrent, clairement, que la situation n'est guère reluisante et que la déperdition scolaire devient, de plus en plus, un problème sérieux dont les conséquences constituent une vraie bombe à retardement qui nécessite une urgente prise en charge. Pour le palier primaire de nombreux élèves, notamment les filles des régions enclavées, ont été contraintes, par la force des choses, à quitter les bancs de l'école, car le père souvent en chômage est dépourvu des moyens lui permettant de prendre en charge la scolarité de sa progéniture.

Malgré les efforts consentis par le ministère de l'Education, pour assurer une scolarité massive et gratuite aux différentes couches sociales, notamment celles démunies, conformément aux textes et lois en vigueur, la scolarité demeure, en-deçà, des attentes des pouvoirs publics, notamment pour la tranche d'âges des 16 à 19 ans. La ministre de l'Education nationale, Nouria Benghebrit a indiqué que la déperdition scolaire, durant l'année scolaire 2013-2014, avait touché 1,67% de garçons pour le cycle primaire et 11,86% pour le cycle moyen contre 1,43 % chez les filles au primaire et 7,22% au moyen.

lguesPathétique est la terrible réalité constatée et vécue par une certaine population d'Algériens qui se sentent obligés de communiquer, souvent, entre eux en français dans des situations des plus anodines. 

Certains, contraints pour mieux faire passer leurs idées, leurs points de vue ou leurs sentiments : d'autres par snobisme petit bourgeois. Mais peut-on les déchoir de leur algérianité ? Le problème est trop complexe, d'abord la langue française est encore une composante socioculturelle très ancrée dans l'imaginaire, l'espace et le vécu des algériens, ensuite elle reste incontournable dans le système éducatif qui n'a pas pu s'en passer. L'arabisation précipitée et dogmatique, des matières scolaires littéraires au début des années 1971 a fait plus de tort que de bien au pays, la finalité a abouti à une pseudo arabisation des sciences sociales et juridiques à l'université bien qu'il ait été légitime de plaider le droit et de rendre la justice dans la langue du peuple. Cependant, la défrancisation des mathématiques, des sciences physiques et des sciences de la Vie vers la fin des années 1986, n'a pas pu aller au-delà de l'enseignement secondaire, à l'arrivée au lycée des réformes de l'école fondamentale. A l'université, les sciences biomédicales, l'ingénierie, la biologie, les sciences de la terre et les sciences exactes ont résisté au massacre programmé. Il fallait, pour y arriver, mettre en retraite toutes les potentialités universitaires algériennes et les faire remplacer par des « Doctors » moyens orientaux. Une fois à l'université, l'étudiant se retrouve dans une situation ubuesque, on lui avait vanté le mérité du recouvrement de sa personnalité par «sa langue réappropriée», mais voilà que celle-ci est devenue incompétente pour lui ouvrir les domaines des sciences et de la technologie. Des milliers d'étudiants échouent dans leurs études à cause de leur difficulté à maitriser la langue française. Pour remédier à cette situation, les dernières réformes ‘' Benbouzid'' ont refrancisé (Latinisé) la transcription des symboles mathématiques, la salle de classe est devenue un creuset de non-sens : le professeur explique son cours en arabe ou en une sorte de créole algérien, mais écrit au tableau et énonce l'équation ou la fonction en français. L'élève en classe, est comme un spectateur lors d'un match de tennis : sa tête se déplace tantôt de droite à gauche, tantôt de gauche à droite durant le même cours. Burlesque ! Sur les réseaux sociaux, spécialement Facebook, les Algériens ont adopté, qui une sorte de charabia faite d'un à peu près de français et de dialecte local, d'autres ont opté pour l'arabe syrien, en vogue grâce aux feuilletons turcs et, transcrit en latin pour communiquer avec les arabes des autres pays, une minorité de lettrés seulement, affectionne la langue arabe ou française. 

Par Ahmed Tessa
Source:http://www.liberte-algerie.com/contributions/un-pacte-et-une-charte-dethique-3910

Une perte sèche de 12 semaines/an par rapport à la norme internationale (36 semaines/an de cours effectifs). Ainsi, avec deux mois et demi (12 semaines) de perdu chaque année, et cumulés sur une scolarité de treize ans, l’élève algérien arrive à la fin de sa 3e AS avec une perte (en leçons) de 32 mois.
Sur toute une scolarité normale, il est privé de deux années et huit mois en cours et en savoir.

Pour l’observateur averti, le constat établi en juillet 2014, lors de l’évaluation d’étape de la réforme de l’école, était prévisible. La réforme a été mal engagée dès le départ en 2003. Elle a souffert d’une erreur d’aiguillage qui a occulté le volet formation des enseignants en tant que préalable au lancement des nouveaux programmes et de l’approche pédagogique. Sa mise en œuvre en a subi les contrecoups. Elle a été incohérente et chaotique avec son lot de dysfonctionnements. C’est là quelques conclusions auxquelles a abouti la Conférence nationale sur l’évaluation de la réforme de l’école qui s’est tenue les 20 et 21 juillet 2014 à Alger. Une rencontre ponctuant une large concertation d’une année qui a vu s’exprimer toutes les composantes de la communauté éducative du pays ainsi que les spécialistes. Des recommandations ont été faites. Elles doivent se traduire, en principe, par des mesures correctrices. Selon le discours officiel, ces mesures échelonnées dans le temps ne sont pas synonyme de rupture avec l’acte fondateur de la réforme de l’école, à savoir le rapport de la commission Benzaghou et les orientations du Conseil des ministres d’avril 2002.

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