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Jacques Tardif, professeur à l'Université de Sherbrooke et spécialiste de la pédagogie universitaire, intervient comme conférencier invité par le service iCAP de l'Université Claude Bernard Lyon 1, pour une sensibilisation à l'approche par compétences.

Les thèmes de recherche de Jacques Tardif portent sur le développement et l'évaluation de dispositifs de formation en enseignement supérieur, sur l'évaluation des compétences dans des programmes axés sur la professionnalisation des étudiants et sur le développement de modèles cognitifs de l'apprentissage en enseignement supérieur.

L'objectif de cette conférence est de sensibiliser la communauté universitaire à l'approche par compétences (définition des référentiels de compétences, évaluation des acquis, etc.) et d'aborder des questions qui restent en suspens :

- Pourquoi se lancer dans une approche compétences ?
- Quels sont les avantages, les bénéfices d'une telle approche ?
- Quels sont les dangers et écueils auxquels apporter une attention particulière ?
- Dans quelles perspectives conviendrait-il de mettre en oeuvre cette logique des compétences au sein des universités ?

"La motivation scolaire, le plaisir d'apprendre, sont la clé d'un engagement des élèves dans les apprentissages. Les pratiques pédagogiques innovantes contribuent au développement du plaisir d'apprendre des élèves; elles permettent également aux professionnels de redécouvrir le plaisir d'enseigner."

L’idée d’évaluation formative se prête à des débats spécialisés sur des questions très pointues. Mais il importe, périodiquement, de retrouver une vue d’ensemble et de se demander : les praticiens et les chercheurs se posent-ils les bonnes questions ? Quels sont aujourd’hui les acquis et les incertitudes ? Les impasses et les pistes fécondes ? Entre l’abstraction un peu creuse et la technicité bornée, entre l’autonomie et la fusion dans la didactique, l’évaluation formative cherche encore sa voie. Sur la conception des objectifs, la nature de l’instrumentation, les rapports entre évaluation formative et pédagogie, nul ne peut prétendre détenir des vérités définitives. Sur la façon d’intégrer l’évaluation à la pratique, sur les stratégies de changement ou de formation des maîtres, diverses conceptions s’affrontent également.

Je ne prétends pas faire ici œuvre de synthèse, mais plutôt présenter de façon condensée ce qui me paraît la voie la plus féconde pour orienter aussi bien la recherche que la formation au cours des années qui viennent.*

Philippe Perrenoud
Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Université de Genève 1991.

«Combien l’éducation durera-t-elle ? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique ?... L’Education. La seconde ?... L’Education. Et la troisième ?... L’Education.»
(Michelet)
C’est la fin du règne de la mémorisation, du «savoir par cœur, du bourrage de crâne», dénoncé par Montaigne, de la contrainte et de la passivité. «Point de ces leçons qui tombent comme la pluie et que l’enfant écoute les bras croisés», disait Alain. La leçon dogmatique que l’enfant subit passivement est inefficace. On ne croit pas au transvasement des connaissances. «La vérité ne peut être versée d’un esprit dans un autre : pour celui qui ne l’a pas conquise en partant des apparences, elle n’est rien.» Et Alain ajoute plus loin : «La culture ne se transmet point : être cultivé, c’est remonter à la source et boire dans le creux de sa main, non point dans une coupe empruntée.»