mardi, 06 septembre 2016 11:41

La réforme de tous les espoirs

«Combien l’éducation durera-t-elle ? Juste autant que la vie. Quelle est la première partie de la politique ?... L’Education. La seconde ?... L’Education. Et la troisième ?... L’Education.»
(Michelet)
C’est la fin du règne de la mémorisation, du «savoir par cœur, du bourrage de crâne», dénoncé par Montaigne, de la contrainte et de la passivité. «Point de ces leçons qui tombent comme la pluie et que l’enfant écoute les bras croisés», disait Alain. La leçon dogmatique que l’enfant subit passivement est inefficace. On ne croit pas au transvasement des connaissances. «La vérité ne peut être versée d’un esprit dans un autre : pour celui qui ne l’a pas conquise en partant des apparences, elle n’est rien.» Et Alain ajoute plus loin : «La culture ne se transmet point : être cultivé, c’est remonter à la source et boire dans le creux de sa main, non point dans une coupe empruntée.»

Publié dans Réflexions
jeudi, 10 février 2011 10:50

LE DÉFI DU SAVOIR: L’école en rive Sud

classeEn Algérie, avant 1832, plus du tiers des algériens savaient lire et écrire l'arabe.

Dans un contexte de crise morale et économique mondiale, de dictature du marché, de chômage comme plaie majeure, de prétendus retours du religieux, sous des formes crispées, dans tous les pays on parle d'une «crise de l'éducation». Dans le Monde arabe, l'éducation est le défi. Des efforts et des acquis réels sont enregistrés, mais du travail reste à faire. En ce XXIe siècle, un pays dépend de sa capacité à produire et à assimiler les connaissances pour engager son développement et consolider son identité. La société du savoir et la mondialisation exigent une société forte de ses moyens éducatifs, de culture et de communication.

Publié dans Débats actuels