L’idée d’évaluation formative se prête à des débats spécialisés sur des questions très pointues. Mais il importe, périodiquement, de retrouver une vue d’ensemble et de se demander : les praticiens et les chercheurs se posent-ils les bonnes questions ? Quels sont aujourd’hui les acquis et les incertitudes ? Les impasses et les pistes fécondes ? Entre l’abstraction un peu creuse et la technicité bornée, entre l’autonomie et la fusion dans la didactique, l’évaluation formative cherche encore sa voie. Sur la conception des objectifs, la nature de l’instrumentation, les rapports entre évaluation formative et pédagogie, nul ne peut prétendre détenir des vérités définitives. Sur la façon d’intégrer l’évaluation à la pratique, sur les stratégies de changement ou de formation des maîtres, diverses conceptions s’affrontent également.

Je ne prétends pas faire ici œuvre de synthèse, mais plutôt présenter de façon condensée ce qui me paraît la voie la plus féconde pour orienter aussi bien la recherche que la formation au cours des années qui viennent.*

Philippe Perrenoud
Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, Université de Genève 1991.

RÉFLEXION AUTOUR DES VOIES ET MOYENS DE LUTTE CONTRE LA VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE.

A propos des incivilités de jeunes :        
Je voudrais commencer par cette citation dont je ne citerais pas le nom de l’auteur au départ.
«La jeunesse d’aujourd’hui aime le luxe; elle manque de tenue, raille l’autorité et n’a aucun respect pour ses aînés. Les enfants sont de vrais petits tyrans. Ils ne se lèvent plus quand une personne d’âge entre dans la pièce où ils sont, ils contredisent leurs parents, se tiennent à table comme des gloutons et font une vie d’enfer à leurs maîtres».
Propos ou procès-selon la lecture- d’adulte qui peut-être « d’actualité, ». Et pourtant cette pensée a été dite par: Socrate (470-399 avant J.C)

Publié dans Débats actuels