Les confessions d'une prof de collège

rentree2011Est-ce que vous appréhendez la rentrée ?
Je suis comme les élèves, j’appréhende chaque rentrée scolaire. Je me demande à quoi ressembleront mes élèves, si la cuvée 2011-2012 sera bonne : est-ce qu’ils seront sages, pas sages, attentifs, prêts à travailler, etc. ?

Est-ce que vous vous souvenez de la première fois que vous êtes entrée dans une salle de classe ?
Oh très bien, oui. J’avais mal au ventre, les mains moites… J’étais dans le même état d’angoisse qu’avant un examen. Je faisais un remplacement ; je me suis retrouvée face à 35 élèves de 3ème et je n’avais pas l’air beaucoup plus vieille qu’eux. Je savais qu’il ne fallait pas montrer mon stress. C’est un métier d’apparence, vous savez. Ils vous scrutent des pieds à la tête, ils regardent tout : comment vous êtes habillée, est-ce que vous êtes maquillée… On ne fait évidemment pas ce métier pour être aimée, mais on a conscience en permanence de leur jugement.

Comment avez-vous évolué entre votre première heure de cours et aujourd’hui ?
Au début j’étais réservée, timide, je ne lâchais pas mes fiches, tout était souligné en rouge-bleu-vert. Aujourd’hui, j’ai pris de l’aisance, je suis capable d’improviser. Même si le cours n’est pas au carré, les élèves ne s’en rendront pas compte.

Pourquoi vous avez choisi ce métier ?
Je veux être prof depuis l’âge de 10 ans. Histoire-Géo, je ne savais pas, mais prof, je savais. J’ai toujours aimé le contact avec les jeunes, peut-être parce que ça me donne l’impression de prolonger ma propre jeunesse.

En dehors des heures de cours effectives, en quoi consiste votre travail ?
J’ai 21h de cours par semaine, mais il faut multiplier par deux pour obtenir mon temps de travail réel. Un prof consciencieux prépare ses cours, même quand il connaît le programme. Pour vous donner une idée, un chapitre d’Histoire qui s’étale sur 3h de cours, c’est 8 à 9h de préparation pour moi. Ne serait-ce que trouver des documents à montrer aux élèves, ça prend du temps. Bien sûr, on a des documents dans le manuel, mais à l’ère du numérique, il faut aller piocher ailleurs si on veut les intéresser.
En plus de la préparation des cours, il faut compter le temps de correction. J’ai 7 classes, 35 élèves par classe et je leur donne des interros tous les 15 jours. Bon, attention, avec les 6ème je mets 3 ou 4 minutes par copie, ça va assez vite. Mais disons qu’en moyenne, le travail de correction me prend 7h par semaine.
Après, il faut ajouter à ça le travail administratif quand on est prof principal. Je l’ai été pendant 6 ans, et là, je vous jure que c’est du plein temps : il faut rencontrer les parents, coordonner l’équipe d’enseignants, créer une unité dans la classe, régler les moindres problèmes.

Source http://fr.pourelles.yahoo.com/confessions-intimes-dune-prof-coll%C3%A8ge-103200672.html

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