Timimoun

timimoun Après Taghit et Beni Abbès, Timimoum la rouge vous séduit dès les premiers abords. C’est sans conteste l’oasis la plus attachante, la plus émouvante, celle qui a légué à chacun le meilleur des souvenirs.

Qui n’a pas pensé avec un serrement de l’âme : « déjà », au moment de la quitter pour  El Goléa ? L’oasis a de quoi charmer le touriste et l’inciter à y revenir. La grande Duchesse du Luxembourg se plaisait, depuis son premier séjour  en 1925, à revenir à « l’oasis rouge » où elle avait sa chambre réservée pour l’année. La ville qui semble presque partout en chantier, construite en argile rouge, flamboyant  sous le soleil de midi, pourpre sous le soleil du couchant, s’étire en des ruelles sablonneuses, vers les quartiers commerçants et d’habitations où semble régner  un calme intransigeant. Et, si après avoir longuement vadrouillé dans le crépuscule, en quête d’une librairie, vous vous attardez quelque part  pour voir finir le jour, c’est un peu de paix qui vous étreint et que vous emporterez jusqu’à l’hôtel « Gouraya » sobre et élégant, conçu tout en courbe et volume par l’architecte  Pouillon dans le style soudanais. Timimoun, c’est une multitude de Ksours si biens fondus dans la nature qu’il est malaisé de les deviner.

Timimoun, c’est encore la piste touristique, une randonnée mouvementée en Landrover sur une centaine de Kilomètres, à travers les dunes et la Sebkha, ce lieu où a soufflé l’insurrection du Cheikh Bouamama.

Mais Timimoun ne se réduit nullement à ces sites et à ceux que, faute de temps, nous renonçons à visiter. Il reste le côté chaleureux de la population, les amis inévitables laissés après nous, lorsque nous plions de nouveau nos bagages pour les autres oasis de la « Vallée des Palmiers ».

Khedidja Zeghloul, « Algérie-Actualité »

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