Oran

oranOran, surnommée « la radieuse » , est la deuxième ville d’Algérie et une des plus importantes du Maghreb. C'est une ville portuaire de la Méditerranée, au nord-ouest de l'Algérie, et le chef-lieu de la wilaya du même nom, en bordure du golfe d'Oran. Oran a su préserver son identité tout en s'imprégnant de l'influence de ses occupants successifs.

La ville est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour, d'une hauteur de 420 mètres, ainsi que par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani. L'agglomération s'étend de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

Située à 432 km de la capitale Alger, la commune comptait 852 000 habitants en 2009, tandis que l'agglomération en comptait environ 1 453 152.


Oran se trouve au bord de la rive sud du bassin méditerranéen ; elle se situe au nord-ouest de l'Algérie, à 432 km à l'ouest de la capitale Alger. La ville s'élève au fond d'une baie ouverte au nord sur le Golfe d'Oran ; elle est dominée à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (429 m d'altitude) qui la sépare de la commune de Mers-el-Kébir. Au sud, elle est bordée par les communes d'Es Senia, par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani (Moul el Meida), et, au sud-ouest, par une grande sebkha. La ville de Bir El Djir constitue sa banlieue est.
Oran bénéficie d'un climat méditerranéen classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé[5]. Pendant les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L'anticyclone subtropical recouvre la région oranaise pendant près de quatre mois. En revanche la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles précipitations (294mm de pluie) et leur fréquence (72,9 jours par an) sont aussi caractéristiques de ce climat.

La métropole oranaise comporte plusieurs communes, dont deux, agglomérées à la ville.

Bir el-Djir constitue la principale ville dans la banlieue immédiate à l'est d’Oran hors des arrondissements. Baptisée Arcole à l'époque coloniale, la commune est située à 8 kilomètres du centre-ville. C'est une ville restée essentiellement agricole jusqu'à la fin des années 1980. Elle accueille aujourd'hui une population de 118 000 habitants, et devient un pôle majeur de l’agglomération oranaise. Elle abrite plusieurs sièges d’entreprises à l'architecture moderniste comme les bâtiments de Sonatrach, le nouveau Centre Hospitalier Universitaire «1er novembre 1954», le Palais des Congrès, des instituts d'enseignement supérieur et la Cour de Justice. On y projette la construction d'un stade olympique de 50 000 places.

La ville d'Es Senia est également limitrophe d'Oran. Connue sous le nom de La Sénia à l'époque coloniale, elle est située au sud, à 7 kilomètres du centre-ville. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires et centres de recherche comme le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) ou le Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA)[24], et l’aéroport international. Elle sera le terminus du Tramway d'Oran.

D'autres communes plus éloignées font partie de l'aire d'attraction de la ville, sans toutefois faire partie de l'agglomération. C'est notamment le cas de Aïn-el-Turk et de Mers el-Kébir. La première ville se situe au nord-ouest d’Oran à 15 km du centre d'Oran. Il s'agit d'une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune change grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de cette commune se trouve la station balnéaire des Andalouses.

La commune de Mers el-Kébir se situe au nord-ouest d’Oran à quelque 7 kilomètres du centre-ville. C'est le siège de la marine nationale algérienne, et son port est une importante base navale.

À l'est d'Oran, se trouvent les villages de Canastel, Ain Franin et Kristel.

Selon l'explication la plus courante, Oran ou Wahran, est la forme duelle du mot arabe wahr (وهر) « lion » et signifie donc « Deux Lions »[25] , la transcription de Wahran de l'arabe a donné Oran. Le nom arabe tend à se déformer en Wahren comme en attestent diverses chansons[26].

Il est toutefois possible que ce nom soit d'origine berbère[27] et que la ville soit nommée d'après un oued el-haran, cours d'eau dont le nom reçut diverses graphies au cours de l'histoire[27].

Les derniers lions de cette côte méditerranéenne furent chassés dans la montagne voisine d'Oran dénommée « Montagne des Lions », également connue sous les termes « Djebel Kar », le massif des amas de pierres[27]. Le nom français « Montagne des lions » laisse penser que des lions y vivaient encore au début du XIXe siècle. Plusieurs épisodes de chasses ont été rapportés, tant par les espagnols au XVIe siècle[a 1] que par les français jusque dans les années 1840[a 2]. Les derniers évènements liés à des lions près d'Oran datent de 1939.

Différentes légendes oranaises lient le nom de la ville avec des lions. Dans la légende mystique, un lion fut aperçu sur la tombe du saint patron Sidi El Hourari[a 4]. Cependant, la tradition attribue le nom de la ville au songe du fils du Vizir de Cordoue :

« On raconte qu'un jeune homme, Djaffar fils du Visir de Cordoue, avait fui par la mer la tyrannie de son père opposé à son mariage avec la femme qu'il aimait. S'en suit une histoire de tempête, de vision de deux lionceaux, de songes prémonitoires, enfin de naufrage sur une superbe plage déserte qui ne pouvait pas s'appeler autrement, encore de nos jours, que la plage des Andalous.[28] »

— Pierrette Letourmy Aurin

Le nom Oran apparaît pour la première fois dans un portulan génois en 1384.

Un village séparé d'Oran et nommé Ifri est signalé sur les cartes jusqu'au XVIIIe siècle. Il est situé contre l'Aïdour au sud d'Oran, dans ce qui est aujourd'hui le quartier des planteurs. Ifri signifie « la caverne »[27] en berbère. Le toponyme est sans doute lié aux nombreux abris dans les collines environnantes.
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